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Divano Ascension

Auteur : David Royer.

Éditeur : Nats Éditions.

Genre : Fantasy contemporaine, mythologie.

Prix : Format papier : 18 €, format numérique : 4,99 €.

Nombre de pages : 481.

Résumé quatrième de couverture :

Si on vous avait dit qu'un jour, vous deviendriez un dieu, vous y auriez cru ?
Ou vous auriez conseillé au "prophète" d'aller visiter un asile psychiatrique ?
Ouais, moi aussi.
Et pourtant, je suis là. Moi, une déesse. Mon Ascension m'y a conduite et mon rôle, maintenant, c'est de m'assurer que le monde tourne rond.
Et vivre le plus longtemps possible, accessoirement.
Sauf que je ne suis pas seule, je dois composer avec quelques collègues.
Et je vais vous avouer un truc : certains sont complètement tarés.

Mon avis :

Divano, c’est l’histoire d’Opale, une étudiante ordinaire, qui du jour au lendemain se voit catapultée au rang de... déesse. Rien que ça. Elle apprend alors les bases de son nouveau « job » imposé, les avantages de son nouveau statut, mais aussi les inconvénients liés à sa nouvelle vie.

Une histoire qui sort — mais alors vraiment — de l’ordinaire, à tel point que l’on ne peut la comparer à aucune autre. Des réflexions intéressantes sont égrainées tout au long de l’histoire, sur l’intelligence et l’écologie, par exemple.

 

L’univers est vraiment bien pensé, complexe, mais bien expliqué, puisqu’on le découvre petit à petit avec l’héroïne. Les mythologies antiques sont repensées, revisitées à souhait et modernisées, dans un ensemble bien structuré que l’on prend plaisir à découvrir. Côté bestiaire, on retrouve quelques créatures familières, mais revues et corrigées par l’auteur ; et d'autres tout droit sorties de l'imagination de l'auteur. Personnellement, j’ai adoré retrouver une créature assez peu connue, que je n’avais pas encore rencontrée dans un roman de fantasy…

 

Les personnages sont profonds, ils ont de multiples facettes, et sont touchants. Les dieux ont suffisamment de « failles » et d’humanité pour ne pas être invincibles et donc sans intérêt. On sent d’ailleurs que l’auteur aime se moquer des clichés et des préjugés en général, de façon à surprendre agréablement à la fois le lecteur et l’héroïne.

 

Le style est très moderne. L’auteur utilise généralement un narrateur interne, Opale, mais parfois il nous propose un changement de point de vue, utilisant alors un narrateur externe centré sur un autre personnage. Cela amène encore plus de dynamisme au récit, qui n’en manque pas avec la pétillante Opale ! Le franc-parler du personnage le rend vivant, sans pour autant tomber dans l’exagération. J’ai trouvé les niveaux de langue très bien maîtrisés. L’humour, très présent, est bien dosé. J’ai moins aimé l’emploi (anecdotique, certes) de quelques tics de langages barbares, tels que « sur Paris », ou « juste + adjectif ou adverbe, etc. Si l’on peut comprendre leur utilisation dans les dialogues, ces impropriétés ont tendance à m’horripiler, puisqu’elles ralentissent la compréhension de la phrase.

J’ai aimé les nombreuses références que l’auteur fait tout au long du livre, sans jamais être lourd.

 

Pour conclure, je dirais que cette saga (cinq volumes sont prévus, le deuxième vient de paraître) est une agréable découverte, notamment parce qu’elle contient beaucoup d’éléments inattendus, et également beaucoup de profondeur. De nombreuses questions étant laissées en suspens à la fin du tome 1, j’ai vraiment hâte de lire la suite !


Cette lecture compte pour le défi du blogue Monde Fantasy, "Printemps de l'Imaginaire Francophone".

Pour en savoir plus sur ce défi, et pourquoi pas y participer vous aussi, c'est par ici !

Avec Divano Tome 1 : Ascension, je franchis le palier "rêveur invétéré", et j'accomplis les défis suivants :

  • Lire un livre d'une petite maison d'édition
  • Lire un récit avec une héroïne
Me voici officiellement "Rêveur invétéré". Je n'ai pas trouvé d'image de "rêveuse", alors celle-ci ira très bien.
Me voici officiellement "Rêveur invétéré". Je n'ai pas trouvé d'image de "rêveuse", alors celle-ci ira très bien.

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