Littératures de l'imaginaire

Cette rubrique a pour but de vous présenter en quelques lignes les principaux genres appartenant à la littérature de l’imaginaire, à savoir : la science-fiction, la fantasy, le fantastique, l’horreur (communément réunis sous le sigle SFFFH), ainsi que le merveilleux.

 

La science-fiction et la fantasy comportent de nombreux sous-genres, aussi, pour ne pas trop alourdir cet article, je n’en évoquerai que quelques-uns.

 

Enfin, sachez que certaines œuvres (littéraires ou cinématographiques), données à titre d’exemple, peuvent appartenir à plusieurs genres ou sous-genres à la fois.


La science-fiction

 

 

La Science-fiction envisage l’évolution de l’humanité, que ce soit d’un point de vue technologique, politique, ou social. Il ne s’agit pas uniquement de faire rêver, mais aussi de faire réfléchir aux conséquences de cette évolution.

 

Il est souvent question des rapports humains, mais pas uniquement. Dans La Planète des singes, de Pierre Boule, le sujet principal est clairement le rapport de l’Homme à l’animal, dans un monde où l’homme n’en est pas le maître.

 

 

Il existe différents sous-genres de science-fiction, citons notamment :

 

La hard science fiction, dans laquelle les technologies et les formes sociétales décrites ne sont pas en contradiction avec l’état actuel des connaissances.

 

 

Exemples :

  • 2001 : l’Odyssée de l’espace, de Arthur C. Clarke.
  • Frankenstein ou le Prométhée moderne, de Mary Shelley.
  • Le Cycle de Fondation, d’Isaac Asimov.

 

 

L’uchronie, qui modifie un point de l’Histoire pour en imaginer les conséquences possibles.

 

Exemples :

  • Le Maître du Haut Château, de Philip K. Dick.
  • La série Sliders : Les Mondes parallèles, qui explore une uchronie différente à chaque épisode.

 

 

Le courant steampunk, dont les intrigues se déroulent dans des univers inspirés par le XIXe siècle, et où le pétrole, et donc les matières plastiques, sont absents, est une forme d’uchronie.

 

Exemples : les œuvres de Jules Verne et de H.G. Wells.

 

 

La dystopie, qui décrit une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur.

 

Exemples :

  • 1984, de Georges Orwell.
  • Le Meilleur des mondes, d’Aldous Huxley.
  • Fahrenheit 451, de Ray Bradbury.
  • Hunger Games, de Suzanne Collins.
  • Divergente, de Veronica Roth.

 

 

Le space opera, dont les intrigues s’articulent autour de voyages interplanétaires.

La possibilité des déplacements à très longue distance est centrale, ce qui permet le développement du thème d’empire interstellaire ou galactique.

 

Exemples :

  • Star Wars, de Georges Lucas.
  • Star Trek, de Gene Roddenberry.
  • Cosmos 1999, de Gerry Anderson.
  • Le film Stargate, la Porte des étoiles, de Roland Emmerich, et les trois séries Stargate SG-1, Stargate Atlantis, et Stargate Universe.

 

 

 Sources : Pages Wikipedia science-fiction, dystopie, site du festival Cidre et dragon.


La fantasy

 

 

La fantasy, c’est avant tout un univers pétri de surnaturel. La magie y est omniprésente, et les espèces légendaires telles que les elfes, les trolls, les fées ou les orcs y sont nombreuses.

L’histoire est souvent celle d’une lutte épique contre les forces du Mal.

 

Exemples :

  • Le Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien.
  • Harry Potter, de J.K. Rowling.
  • Le Trône de fer ou (Games of Thrones), de G.R.R. Martin.
  • L’assassin royal, R. Hobb.

 

Parmi tous les sous-genres qui existent, citons :

 

La fantasy urbaine, où les créatures surnaturelles vivent dans un milieu urbain. Comme pour le fantastique, le surnaturel fait irruption dans un monde civilisé. La technologie peut alors côtoyer la magie.

 

Exemples :

  • Le dernier Magicien, de Megan Lindhlom (pseudonyme de Robin Hobb).
  • Les séries télévisées : Once Upon a Time, Buffy contre les vampires, Angel.

 

 

La bit-lit (terme créé par l’éditeur Bragelonne, qui signifie « littérature mordante »), est un sous-genre de la fantasy urbaine. Une héroïne y est à la fois confrontée au surnaturel et aux tracas de la vie quotidienne.

 

Exemples :

  • Anita Blake, de Laurelle K. Hamilton.
  • Twilight, de Stephenie Mayer.

 

 

La science fantasy, qui mêle la science-fiction et la fantasy. L’intrigue est située soit dans le futur, soit dans un autre monde où la technologie est plus avancée que la nôtre. Magie et technologie se côtoient, et peuvent s’associer. Des éléments surnaturels et mystiques se mélangent avec des progrès scientifiques impressionnants.

 

Exemples :

  • La Romance ténébreuse, de Marion Zimmer Bradley.
  • Le dessin animé Ulysse 31.

 

L’univers de Syranis que j’ai créé appartient à la science fantasy.

 

 

L’heroic fantasy, dont l’intrigue est centrée sur un personnage principal solitaire, qui évolue dans des royaumes en conflit, dans un monde violent.

 

Exemples : Les Cycles de Conan et de Kull, de Robert E. Howard

 

 

Sources : Pages Wikipedia : fantasy urbaine, heroic fantasy, blogue Monde fantasy.


Le fantastique

 

 

Ce qui caractérise le fantastique, c’est l’irruption du surnaturel dans un récit réaliste. Le personnage principal hésite alors à croire ou non à cet élément improbable qui s’impose à lui. L’ambiance du récit pourra être oppressante, pour traduire la peur ressentie par le héros face à l’inexplicable, mais pas toujours.

 

Exemples :

  • De nombreuses œuvres d’Edgar A. Poe (comme Le Portrait ovale, La Chute de la maison Usher, Le Chat noir, pour ne citer que celles-là).
  • Le portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde.
  • De nombreuses œuvres de Stephen King (La Part des Ténèbres, Shining, Carrie, Ça, etc.).

L'horreur

 

 

Le récit horrifique cherche à inspirer la peur, le malaise, le sentiment d’étrangeté chez le lecteur. Lorsque cette peur est provoquée par un phénomène surnaturel, ce genre est souvent considéré comme un sous-genre du fantastique, mais beaucoup de récits horrifiques n’ont pas besoin d’avoir recours au surnaturel pour être effrayants.

 

 

Exemples :

  • Misery, de Stephen King.
  • L’appel de Cthulhu, de H.P. Lovecraft.

Et beaucoup d’autres des mêmes auteurs.

 

 

Source : Page Wikipedia horreur.


Le merveilleux

 

 

Le récit merveilleux prend place dans un passé lointain non défini, et une situation géographique tout aussi floue. Il commence souvent par une phrase du type : « Il était une fois », « Il y a bien longtemps », « Dans un lointain royaume », etc. La société est figée, les personnages y sont définis par leur rôle (le roi, la reine, la marchande d’allumettes), et l’on ne connaît d’eux que leur surnom (Cendrillon, Blanche-Neige, etc.). L’omniprésence de la magie est considérée comme tout à fait naturelle, et l’existence de créatures imaginaires n’est jamais remise en cause.

 

 

Exemples : les contes des frères Grimm, de Charles Perrault, de Hans Christian Andersen.

 

 

Source : Page Wikipedia merveilleux.


J’espère que cet article vous aura permis de mieux cerner les différences entre les genres de l’imaginaire.

 

J’ai choisi de donner des exemples issus de la culture anglo-saxonne, pour citer des titres connus. En effet, les œuvres de l’imaginaire francophones sont encore trop souvent boudées par les médias, pourtant elles sont nombreuses, et souvent de qualité. N’hésitez pas à consulter les catalogues des maisons d’édition spécialisées, telles que : Bragelonne, Actu SF, Voy'[el], Le Chat noir, Scrinéo, Flammèche, etc., ainsi que les œuvres proposées par les nombreux auteurs autoédités, pour vous en rendre compte !